En 2014, Jean-Luc Véret est invité à participer à l’Asia Art Expo — EUR-ASIA ART, organisée à Beijing dans le cadre du Salon du Printemps. Cet événement international, dédié aux échanges artistiques entre l’Europe et l’Asie, constitue une plateforme majeure de dialogue entre pratiques contemporaines et traditions culturelles croisées.
Pour cette exposition, l’artiste présente une œuvre emblématique de sa recherche : une composition structurée par de larges bandes horizontales, où papiers, pigments et matières organiques s’inscrivent dans une profondeur sombre. Le contraste entre les strates claires et le fond noir instaure une tension visuelle immédiate, presque tellurique.
Les surfaces, patinées, fissurées, altérées, témoignent du temps de fabrication. Brou de noix, collages, superpositions et effacements composent une peau picturale dense, où chaque accident devient écriture. Chez Véret, la matière n’est jamais neutre : elle porte mémoire, transformation, trace d’un processus.
La rigueur de la composition — proche d’une architecture minimale — dialogue avec la dimension sensible des textures. Cette rencontre entre structure et érosion fait écho à certaines esthétiques asiatiques, où le vide, le rythme et la respiration des formes jouent un rôle essentiel.
Présenter ce travail à Beijing inscrit la démarche de Jean-Luc Véret dans un espace d’échanges élargi, où son abstraction matérielle révèle sa portée universelle : une peinture du temps, de la trace et de l’équilibre fragile entre construction humaine et forces naturelles.
